Diagnostics de sols agricoles
La gestion du sol est l’un des piliers de la durabilité des systèmes bio. Pour autant, cette gestion de la fertilité n’est pas si facile…
Le cahier des charges de l’agriculture biologique implique l’interdiction stricte d’engrais chimiques de synthèse, une offre limitée de fertilisants, et elle préconise le recours à des amendements naturels (tels les fumiers, composts, poudre de roche… avec des facilités d’utilisation qui sont moins évidentes et à des coûts souvent plus élevés).
Nombreuses questions sur la fertilité des sols peuvent notamment apparaître au regard de la fourniture en azote, l’un des principaux facteurs limitant de la production en agriculture bio. En effet, les fournitures d’azote, mais aussi du phosphore sont beaucoup plus liées aux activités biologiques du sol que dans des systèmes avec apports d’engrais solubles. De même, on porte une attention particulière au statut organique du sol et son pouvoir alimentaire en fertilisants.
Ainsi, dans la pratique de l’agriculture biologique, on ne peut pas faire abstraction du sol pour le considérer comme simple support. Il est vraiment indispensable de connaître le sol en place pour pouvoir évaluer ses facteurs limitants et valoriser au mieux son potentiel.
Parmi les différentes méthodes de compréhension du sol dans son système global, celle élaborée par le Bureau de Recherche et de Développement Agricole (BRDA) d’Yves Hérody est une des approches qui répond le mieux aux exigences des agriculteurs bio.
Dans l’objectif d’aboutir à un diagnostic dynamique, reflet de l’état du sol en place, cette approche donne toute son importance à la compréhension de l’origine du sol, notamment de ses constituants minéraux et organiques et la manière dont ils s’articulent, ainsi que l’ensemble des mouvements qui caractérisent le fonctionnement du sol et son évolution (circulation de l’eau, lessivage, érosion…).
Le diagnostic s’appuie sur les paramètres suivants :
- Roche mère et composants minéraux du sol
- Climat, matière organique et activité microbienne
- Caractéristique physique de la parcelle
- Complexe organo-minéral et son potentiel de fertilité
Il s’agit ensuite de déterminer les pratiques les plus adaptées à la typologie des sols et aux objectifs de l’agriculteur tout en respectant le cahier des charges. Une réelle prise de décisions peut alors s’effectuer autour du travail du sol (aération/décompaction), des apports carbonatés, de la rotation et de l’incorporation d’engrais verts (notamment les légumineuses en interculture, sous couvert de céréales, ou en associations), ou encore de la gestion des matières organiques.
Pour un diagnostic de sols agricoles (BRDA Hérody), contacter le GRAB de Basse-Normandie.
